FREQUÊNCIA

FREQUÊNCIA évoque l'immortalité. Thème porté par le récit d'un « être » au-delà du genre même si une figure masculine se dessine par contours parfois. Figure davantage poétique et éternelle inspirée par les grands portraits du cinéma muet. Son récit est un voyage entre passé et futur, un prétexte pour nous transporter entre valeurs postmodernes et projections futuristes au gré de l'intelligence artificielle. Le temps s'enroule – spiralé – sur lui-même et la chronologie explose.
Frequência est comme une trajectoire partiellement infinie où le renouvellement et la découverte d'un troisième monde gravitent en une atmosphère dense et hypnotique, nous embarquant ainsi dans un voyage à travers un espace-temps dilaté.
Une errance se déplie par la chorégraphie du corps qui témoigne d'une présence forte dans un monde cyclique et incertain.
Au travers de son acrobatie au sol et au mât chinois, Leonardo Ferreira déploie un vocabulaire chorégraphique narratif. Sculpter l'éternel est au coeur du dialogue entre la matière plastique et l'écriture du plateau.
Ceci n'est pas qu'une histoire, peut-être un énigme; une déclinaison sur notre passage, sur les gris du monde…
FREQUÊNCIA c'est aussi une Fréquence sonore qui percute le présent…
Fréquences qui sont aussi les répliques d'un passé…
Fréquences, celles qui sont aussi des particules tournoyantes dans l'espace.
Particules, constellations de l'invisible par lesquelles un être possible surgit.
Un être qui visite ses propres ellipses, tutoyant la vie après la vie et sa propre matière…

